MOOC : question représentations

NASA Goddard Photo and Video / Foter / CC BY

L’idée que j’ai maintenant d’un MOOC est-elle différente de celle que j’avais avant d’en pratiquer un ?

Remontons un peu le temps…

La 1ère fois que j’ai vu passer le mot MOOC, du moins celle dont je me souviens et qui m’a le plus marquée, c’est dans cette vidéo de Dave Cormier « What is a MOOC ? » (déc. 2010). Hormis que je me suis dit que ça devait être vraiment quelque chose d’innovant, ça restait pour moi très conceptuel. En général ce que je retiens de ce genre de vidéos : c’est le ton (américain souvent) hyper (trop ?) enthousiaste et les images. A l’époque, je n’avais pas plus creusé que ça l’affaire et ça me paraissait bien loin de moi tout ça, sur un autre continent quoi …

J’ai ensuite relayé les articles de Christine sur Thot Cursus comme Des cours massivement multi-apprenants et le MOOC mode d’emploi je voyais bien l’engouement du MOOC de certains lecteurs. Le « mode d’emploi » je l’ai lu plusieurs fois mais je dirais que c’est vraiment maintenant à la fin du MOOC ITyPA que je comprends même si le « MOOC mode d’emploi » s’adresse avant tout aux concepteurs et non aux participants de MOOC. « Qui peut le plus peut le moins » … peut-être mais là je m’avance peut-être un peu… Après, je pense qu’il ne faut pas trop embrouiller les participants avec plein de théories, ils viennent surtout pour une thématique précise (celle du cours) même si la façon de faire  reste très importante. En tant que participant, il faut aussi savoir un peu à quoi s’attendre sinon c’est très surprenant comme expérience, enfin j’imagine.

Rien ne vaut l’immersion

Toujours est-il qu’au début du MOOC, je n’avais pas tellement envie de m’interroger comme d’autres participants sur ce que c’était un MOOC, la différence entre xMOOC et cMOOC [voir depuis le tableau en français sur Wikipédia pour comprendre la différence, merci Rémi Bachelet pour l’initiative en cours et l’invitation à participer, avis aux amateurs !] ITyPA, le MOOC auquel j’étais inscrite était un MOOC connectiviste.

Justement, je me suis dit que j’allais vivre un MOOC et qu’après je saurais. Alors pourquoi s’embêter à lire des pages et des pages de gens bien pensants ?… autant directement s’imprégner de l’expérience et la vivre pleinement. C’était d’ailleurs la raison principale de mon inscription.

Le trucs qui m’a quand même marqué au début, c’est le droit du participant du MOOC (à la manière de Pennac), je me suis dit : « Wouaouh très souple le MOOC et plein de liberté !. Perso, moi la liberté ça me va mais faut-il savoir encore quoi faire d’un trop plein de liberté d’un coup surtout quand on n’est pas habitué. L’école qui reste notre plus grande référence d’apprentissage (même si on ne pense jamais assez à l’informel tout au long de la vie) n’habitue pas vraiment aux apprentissages en liberté non plus.

D’autre part, je savais qu’un MOOC restait une formation à distance et qu’une formation à distance pour avoir déjà tenté l’expérience (plutôt un échec) est loin d’être facile. Tu es toujours un peu seul face à ton écran même s’il y a plein de participants. Je connaissais aussi à peu près le taux de participants qui vont jusqu’au bout d’un MOOC (environ 10 %, à vérifier) donc je savais aussi qu’il fallait que je croche dedans (pour ça que je n’ai pas trop tardé pour créer mon blog et le 1er billet dans la foulée) et qu’ensuite il faudrait que je m’accroche pour aller au bout (mon objectif du début) et que ça ne serait pas qu’une partie de rigolade, le chemin est semé de doutes. Après quelquefois ce sont les autres qui partagent les leurs, et là ça rassure presque.

Le « noyage » de Dave lors de la 1ère intervention (introduction au MOOC) a marqué un bon nombre de participants. C’était d’ailleurs un peu la joke entre nous quand on se sentait un peu perdu dans tout ce flot d’information et d’outils.

Merci Déborah qui a remonté ce tweet du 06/10/12 à la surface dans son article. A la fin du MOOC, ce n’était pas mieux la communauté été toujours dispersée sur 1000 outils pas forcément les mêmes d’ailleurs qu’au début. Ah, ah … et en plus il faut suivre tout ça, enfin on se rapproche de certains participants et puis on les questionne pour savoir où ils (en) sont.

tweet

C’était un peu ironique ce « tweet perdu » parce que je savais qu’il allait être lu par quelques personnes tout de même et que j’allais même peut-être avoir des réactions à ce tweet « bouteille à la mer », ce qui s’est avéré assez juste. Dave nous avait parlé de se (re)lier aussi et comme j’avais déjà un peu pratiqué, j’ai testé. Il n’empêche que les personnes ont leur habitude et apprécient certains outils plus que d’autres et que moi pareil et que ce n’est pas forcément facile d’aller à leur rencontre là où ils sont et puis c’est tellement vaste un MOOC c’est un peu Rendez-vous en terre ITyPA comme l’explique Vincent Bellais.

Des jalons pour se repérer

Heureusement que dans le MOOC ITyPA, il y avait des jalons pour se repérer : un site sur lequel s’est ajoutée une mind map sommaire (merci Anne-Céline) pour s’y repérer facilement et retrouver les infos de chaque semaine, un forum où les participants ont pu posé des questions mais aussi une newsletter quotidienne pour donner des nouvelles des uns et des autres, tellement bien faite et riche en infos (Merci bis à Anne-Céline pour le temps consacré) que limite ça te donnait plus envie de veiller (= prendre soin) toi-même sur les autres. Une intervention chaque semaine le jeudi, pas obligé de y aller le jour même mais c’est quand même là où tu avais le plus de chance de croiser un maximum de participants, en twittant en direct, en utilisant le chat ou en prenant des notes communes sur les pads mis en place.

Sans oublier les gardiens de phares comme nous explique Déborah dans son billet, les autres participants aidants avec lesquels tu te rapproches petit à petit au fil d’interrogations communes.

Et de l’action !

Je me suis prêtée au jeu de l’aventure de l’apprentissage, je ne ne me suis pas contentée d’observer comme beaucoup. Il a fallu redescendre de mon petit nuage, écrire dans mon blog mes expériences d’apprentie-mookeuse et là ça demande d’être humble et aussi du temps, de l’envie, de l’inspiration pas toujours aux RDV en même temps pour tout ce monde. Il faut aussi prendre le temps de répondre aux autres participants pour rebondir… sur ses propres apprentissages et aussi rester accessible pour poser à son tour des questions, quand on a besoin de réponses pour avancer ou quand on est paumé.

Voici une petite image (bon je vous l’accorde ça vaut ce que ça vaut…) :

Dans ta petite barque, quelquefois tu rames tranquillos quand ça se passe bien et que tu suis à peu près le programme (même si tu ne réponds pas à toutes les questions de la semaine mais t’as le droit t’es dans un MOOC je te rappelle !), tu rames de temps en temps 10 fois plus vite, pour rattraper le gros paquebot MOOC ou tu passes plein d’étapes pour y arriver (j’ai choisi cette solution quand j’ai décroché un peu), des fois tu te testes à ramer à plusieurs (travail collaboratif), l’idéal serait peut-être en rythme dans un aviron mais si c’est un beau relais où on se passe les infos c’est vraiment déjà pas mal… et il y a ceux malheureusement dont tu n’as plus de nouvelles et ça ça reste bien triste parce que tu ne sais juste pas pourquoi… mais vous pouvez encore nous envoyer des cartes postales pour nous dire que tout va bien si vous me lisez 🙂

Et si c’était à refaire, est-ce que je le referais ?

Je pense que oui. C’est une expérience à tenter le MOOC que je conseille à tous. Se noyer dans le flot d’informations fait partie de l’expérience (le tout est de remonter à la surface de temps en temps pour reprendre l’air), l’ordre et le désordre si chers à Marcel Lebrun permettent aussi d’avancer. C’est vraiment aussi une expérience faite d’essais erreurs, il faut y aller à tâtons, essayer de nouveaux outils par exemple voir par soi-même que ce ne nous convient pas, repartir sur d’autres en regardant aussi ce que font les autres (ne pas trop rester dans sa bulle et relever la tête du guidon) etc… Donc oui, je suis pour donner des outils (plutôt quelques clés polyvalentes)  à de nouveaux participants mais peut-être pas trop de pré-établis pour laisser une part de liberté aux participants, la prise d’initiative si rare dans une communauté (1 à quelques % de pro-actifs nous disait Jean Michel Cornu) reste très importante pour que ce soit les participants qui font le cours, un cMOOC quoi !

Maintenant pour participer à un MOOC dans une autre langue, non personnellement je ne me vois pas, c’est tellement plein d’incompréhensions un MOOC qu’il est plus facile de les exprimer dans sa langue mais c’est mon point de vue de pas très douée en langues.

Et sinon avec tout ça je n’ai pas encore fait mon bilan-évaluation du MOOC ITyPA… « Madame Procrastination » adore les MOOCs 🙂

M’enfin c’était pas 10 semaines ce MOOC sur le papier au départ ? Et bien non il parait que du sors du dispositif quand tu veux… je cite ma copine de MOOC Déborah, avec qui j’ai largement explosé mon forfait de 3 h de MOOC par semaine :

Un cMOOC, dispositif de formation où l’apprenant choisit non seulement ses objectifs d’apprentissage et son cheminement, mais aussi la fin ! So, it isn’t the end!

Quand je réfléchis à mes apprentissages… #ITyPA

Pour aller directement à ma mindmap « Mes apprentissages, c’est par là. Sinon vous pouvez lire aussi parce que j’ai beaucoup réfléchi. (Si Señor)

La semaine dernière, j’avais dans l’idée de faire un schéma de mon EAP (environnement d’apprentissage personnel) mais le temps que je choisisse un outil pour le représenter, le temps que j’occulte le mot personnel qui ne me plaisait pas trop mais j’aurais très bien pu vous parler de mon réseau d’apprentissage parce que je l’apprécie. Bon bref, j’ai un peu mis mon supposé schéma d’EAP entre parenthèse surtout quand un co-animateur a sorti un truc comme bon c’est fini l’environnement personnel d’apprentissage, on va passer à autre chose, ben non justement  je pense qu’on a jamais fini sa construction…

Donc j’ai décidé de passer directement à la semaine 3 Diriger soi-même sa formation  parce que j’en avais juste marre d’avoir un train de retard dans le MOOC ITyPA. Après je sais qu’il y a certains inscrits au MOOC qui ont à peine commencé par manque de temps ou parce qu’ils sont perdus dans le fonctionnement d’un MOOC ou parce que rien que de créer un blog si ça peut paraître évident pour certains, ça l’est beaucoup moins pour d’autres.

Dimanche soir, j’ai lu le billet de Bruno Parmentier où il analyse le pourquoi et comment il apprend. Ce billet amorçait bien  cette 3ème semaine je trouve. Et du coup, je me suis aussi poséz la question « Et moi comment j’apprends ? » peut-être plus simple à répondre (enfin faut si coller quand même) que si je me pose la question la question « Comment je m’autoforme ? » (la thématique de la 3ème semaine) bah sur internet et …? L’autoformation est peut-être plus difficile à analyser car plus informelle je trouve sauf si on suit un cours de A à Z en autoformation, ce qui n’est pas trop mon cas j’ai plutôt tendance à piocher à droite à gauche.

Revenons à comment j’apprends ? ah ah il est temps que je réfléchisse à mes apprentissages (passé 30 ans et plus…). Je crois que je n’ai même jamais posé mes apprentissages sur le  papier ou alors j’ai vraiment oublié, ce qui est fort possible sur ce point particulier. J’ai commencé par essayer de lire quelques trucs ici sur le cerveau, enfin j’ai vite déchanté quand j’ai vu des mini-QCM. Genre 3 questions et ça détermine quel est le type de ton cerveau… et lorsque ça a parlé de cerveau reptilien, d’un coup ça m’a fait flippé d’avoir un cerveau aussi peu évolué que celui d’un homme préhistorique. Des fois, je fais de drôles de raccourcis. Genre, admettons que j’ai ce type de cerveau, oui bien mais qu’est ce que j’en fais. Sur le site en question, je n’ai peut-être commencé au bon endroit mais j’ai senti que ça allait drôlement être long si je voulais réfléchir de cette façon à mes apprentissages.

De toute façon cette semaine, je voulais faire un schéma ou une carte mentale (mind map) j’avais une revanche à prendre sur la semaine dernière, je sais ce n’est pas terrible de commencer par l’objectif outil, peut-être un vieux réflexe de cerveau reptilien bon bref…

En gros pour expliquer mon billet parce que je sens que je vous ai perdu (enfin je me suis moi même perdue en cours d’écriture, je recentre), au départ l’idée du billet c’était juste j’indique la mind map et basta mais tant que je suis inspirée, je continue hein 🙂 Je vais maintenant vous expliquer mon autoformation en prenant l’exemple je souhaite me former à un outil de  mind mapping et j’ai choisi comme contenu de la mind map « Comment je me forme« . Comme ça tout le monde il est content, le plus formel et le plus informel !

Mon autoformation, exemple avec un outil de mind mapping

Donc voilà, allons-y joyeusement (c’est toujours joyeux au départ) pour la réalisation d’une mind map. J’étais restée sur Freemind pour dire que je n’étais pas très à jour des outils de mindmapping. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir vu passer de très beaux exemples de mindmap mais il faut que j’aie l’opportunité du contenu à mettre en valeur pour vraiment y aller (pas de besoin pas de gros effort), sinon j’admire juste. Ceci dit pour en revenir à l’outil Freemind, après avoir testé l’outil dont je parle dessous, Freemind est peut-être un peu brut de design mais ça reste un logiciel libre qui permet l’export sous plein de formats différents le tout gratuitement et les plus doués peuvent bidouiller le code. C’est quand même un super avantage ces logiciels libres, du coup quand les outils ne le sont pas (mais pas du tout), je peste.

Mais moi pour cet exemple là, j’avais envie d’une carte fun (genre la mind map de ma vie). De mémoire (expérience et vague souvenir de cours), je crois que partir de ses envies c’est une bonne amorce à l’apprentissage. Donc, j’ai demandé à  Pierre mon collègue à distance expert de la mind map de m’indiquer un outil simple et ludique. Autant demander directement à une personne qui connaisse le sujet pour gagner du temps, vous imaginez le temps de tous les tester ou le temps de lire des articles sur le sujet, avec une qualité des ressources variable selon les sites internet. Pierre m’a indiqué qu’il utilisait IMindmap en version basique gratuite en m’indiquant sur son mail « C’est très visuel, cela se rapproche des cartes que l’on fait à la main car tout peut être aisément déplacé. ». So perfect (enfin c’est vite dit)

En fait après, j’ai eu un couac, je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais je n’ai pas téléchargé la dernière version (… hum l’erreur de débutante là). Si ça avait été un collègue de proximité il m’aurait peut-être fait une démo sur le site avec la bonne version. En attendant je ramais un peu car ce n’était pas si évident de déplacer des branches de la mindmap sur la version du logiciel que j’avais.

J’ai essayé  de rechercher vaguement des tutoriels grâce à mon ami Google : en français j’en n’ai pas trouvé, les tutos de l’éditeur de m’ont pas convaincu, la voix qui expliquait ne me plaisait pas (dès fois ça tient à peu de choses) en plus de se taper le discours notre outil est génial blabla… Enfin elle est où l’explication dont j’ai vraiment besoin quoi.

Après j’ai indiqué mes galères sur Twitter en utilisant la balise #ITyPA en espérant que d’autres participants ou followers connaissaient cet outil. Parce que je voulais utilisé cet outil parce que malgré tout il avait l’air fun et que je voulais ma carte oh ! Twitter, un super outil pour se plaindre, poser des questions. Si on trouve une main pour nous aider, c’est cool, après ce n’est pas systématique. Allez je vous livre quelques conseils au passage, issus de ma grande expérience (en tout cas largement plus grande que celle des mind map.)

Sur Twitter pour obtenir une réponse, voici quelques uns de mes conseils :

  • Il faut un minimum de followers qui s’y connaissent sur le sujet. Par exemple si je pose une question sur le chinois, je ne pense pas avoir les bons followers. D’où l’intérêt de choisir ses followers qui ne sont pas forcément les mêmes que son voisin (EPA, EPA on y revient…)
  • Trop de followers peut être un handicap car ils se disent que le twittos en question trouvera bien quelqu’un qui lui répondra (moi par ex je RT surtout les personnes avec peu de followers, les influents ils se débrouillent)
  • Trouver la bonne balise. Avec la balise #ITyPA ça peut marcher si on pense que d’autres participants ont testé l’outil comme sur l’ex de ma question.
  • Un tweet est vite périmé (durée de vie 3 – 4 heures) donc il faut poser une question à un moment où ses followers sont disponibles ou reposer 2 fois la même question sans trop être insistant (savoir y ajouter une pointe d’humour « Au fait vous n’avez pas répondu à ma question… »)
  • J’ai déjà vu trouver la réponse juste en posant la question, une question de motivation ?
  • On peut poser la question comme si on se parlait soi-même « Oh bah tiens comment je fais déjà pour… » pour la réflexion en cours. Des fois ça permet d’initier un échange.
  • On peut poser une question en mentionnant 1 ou 2 de ses followers si on pense qu’ils peuvent répondre (avec un cc @pseudo à la fin de son tweet par ex). Quand on demande directement aux personnes je crois qu’elles sont flattées et qu’elles essaieront plus de répondre.
  • En général, les personnes vont répondre à des questions claires, parce que les tweets où on ne comprend déjà pas la question.. on est mal pour la suite de l’échange. Perso, si ce sont vraiment des twittos proches ou qui débutent, je vais essayer de leur demander de préciser leur question sinon j’avoue je passe mon tour.
  • Les questions où on peut répondre en 1 tweet ou 2 marchent mieux, les twittos sont un peu hyperactifs. Il faut les imaginer répondre dans les transports en commun donc ils ne vont pas développer la réponse comme un commentaire de blog. Mais on peut continuer l’échange sur blog ou forum par ex si l’échange se prolonge ou par mail.
  • Ne pas passer sa vie à poser des questions, il faut aussi répondre à celles des autres. Je prends mais je donne aussi. C’est basé sur l’échange.
  • Paraître sympathique, utiliser un ton convivial, remercier ceux qui répondent même si c’est à côté, penser à la prochaine question
  • Essayer de regarder dans le 1/4 heure qui suit les réponses, ne revenez pas 3 jours plus tard. Twitter est un media réactif.
  • Parfois on n’obtient pas la réponse mais on sait que d’autres ne l’ont pas non plus. On est juste rassuré de ne pas être passé à côté de quelque chose évident et on se se sent moins seul.

J’en étais donc à demander de l’aide sur twitter, j’aurais pu demander directement à @actionsFLE car je savais qu’elle utilisait ce logiciel, voir son très bon exemple plan du site ITyPA grâce une mind map.  Mais bon j’évite de déranger les personnes très occupées pour mes petits problèmes perso. Mais comme elle fait une très bonne veille #ITyPA, Anne Cécile m’a tout de même répondu ainsi que @yvanohe qui me demandait sur quelle version j’étais et @BrigitteFriang qui me disait qu’elle avait aussi galéré pour exporter sa carte avec Xmind, autre logiciel de mind mapping. Je ne m’étais pas encore poser de question sur lexport de ma carte, vue que je n’avais pas finie (2ème erreur du débutant), j’avais juste vu vaguement que  ça existait dans le menu. Vallait mieux que je regarde de suite pour ne pas être bloqué pour la suite  de suite lors de sa mise en ligne . J’aurais sans doute du commencer par là, les formats sur le web, toujours un peu la galère. En autoformation, voir un peu plus loin que juste le problème proche, c’est un truc que je dois améliorer (avec des mind map par exemple). L’export ne marchait pas chez moi, chez Anne-Cécile si, j’en ai déduit avec tout ça que je n’avais pas la bonne version.

Et hop téléchargement de la dernière version. Pour les versions gratuites, l’export de IMindMap est  pareil que Xmind me disait Brigitte sur Twitter, pas moyen d’exporter autre que PNG mieux que rien ceci dit. Sauf en plus tu as le droit à un gros logo en plein sur les branches de ta mind map avec IMindmap. M’en fous, j’ai trouvé une bidouille pour l’enleve,r nan mais OH c’est ma mind map quoi., j’ai bossé dur, fallait bien que je trouve une astuce, grosse motivation là.

Autrement, sur la dernière version du logiciel IMindmap, il est beaucoup plus facile de déplacer les branches de sa mindmap, les boutons sont plus gros :). J’aurais voulu incorporer ma mind map en intégrant un embed avec l’outil zoom.it. Autre problème, ma version wordpress ce n’est pas du vrai HTML, c’est bête ça sinon, je vous aurai fais une démo de mes capacités à copier-coller du code. Enfin vous pouvez regarder ma carte avec l’outil zoom.it ici.

Ma carte « Mes apprentissages »

Et sinon, voici le résultat de ma carte « Mes apprentissages » après une semaine de prise de tête sur l’outil, pas 24h24 parce que j’ai remarqué que plus je veux utiliser l’outil moins ça marche.  Faut que ça décante, pschttt ! Après ce sont les ressources et les personnes ressources que je croises sur internet qui font que j’y revienne ou pas. Après cet article je suis trop fatiguée pour commenter le contenu de ma carte mais je veux bien vos commentaires bien sûr. J’y suis allée assez l’intuition, je dois dire, ça c’est mon truc l’intuition 🙂 Et il y a sans doute des points à améliorer, peut-être que je reviendrais dessus aussi plus tard, à la fin d’ #ITyPA , pourquoi pas.

[Cliquez dessus 2 fois pour l’agrandir]

Infobésité, quand tu nous tiens… #ITyPA

Infobésité (surcharge informationnelle) quand tu nous tiens ça tombe bien, le terme a été lâché au cours de la séance n°2 l’environnement personnel d’apprentissage du MOOC ITyPA donc je vais pouvoir sortir du brouillon cet article. Au passage, je découvre déjà les joies des blogueurs et de leurs brouillons en attente liés ou pas à la surcharge informationnelle ? trop de trucs à dire, emploi du temps surchargé, problème de concentration, éparpillement réseaux sociaux, procrastination (je procrastinais avant internet d’après mes sources proches…)

Pour revenir sur la séance 2 du MOOC ITyPA, je vous recommande ce très bon Storify compte-rendu de @PedagoLu qui reprend l’essentiel de ce qui c’est dit sur Twitter.

Extraits du Story compte-rendu Séance 2 #ITyPA de @PedagoLu

Je rejoins les propos de @solidairnet sur l’importance de classer, ordonner, filtrer les infos et je vais essayer de développer tout ça dans ce billet, hum quel ambition !

Comment trouver et filtrer (un minima) l’info ?

Je commence ma réflexion sur comment essayer de filtrer l’info, ce n’est peut-être pas très logique mais peu importe, c’est ma priorité du moment. Un peu compliqué de filtrer sans aller tout lire, alors comment je fais… Comme je peux, comme d’hab’. De prime abord sans cliquer sur tout (à mon stade avancé d’infobésité), je me fie au titre (au passage si on veut augmenter notre lectorat de blog, l’originalité ou l’évocation claire du contenu est aussi à travailler mais ceci est une autre histoire…) au descriptif (le comment c’est vendu) aux sujets mais aussi (surtout ?) aux personnes qui écrivent ou celles qui recommandent des articles sur les réseaux sociaux, question de confiance. Ca suppose de connaître au préalable les auteurs, les sites mais aussi les internautes que l’on suit sur les réseaux pour connaître leur « marque de fabrique » ça prend beaucoup de temps. Au début comme beaucoup je suppose, j’ai beaucoup abusé d’infos, j’ai navigué de découvertes en découvertes et de clic en clic et de liens en lines (De belles paroles pour une chansons…). Avec du recul, ça me semble quand même important au moins au début pour aller voir ce qui se passe ailleurs. Et puis on se rend plus ça va plus on se rend compte qu’il y a beaucoup de redites dans les articles du moins au niveau de tout ce qui concerne les TIC, on sélectionne l’info aussi au fur et à mesure de plus en plus finement, enfin on essaie.

De manière spécifique sur un sujet, le cerveau focalise après sur des mots. Pour ma part, je travaille pour Thot Cursus et les thématiques veillées sont différentes chaque semaine (merci Christine pour la variété), à part une petite base je trouve que ça ne vaut pas tellement le coup à fluxRSSer des sites ou blogs (peut-être que je me trompe, ceci dit). Après ma méthode artisanale c’est plutôt de me rappeler qui écrit sur quoi ? Un véritable « Who’s who » ou « Qui écrit sur quoi ? » (et je fais une recherche dans le blog pour remonter une éventuelle info) ou « Qui en a parlé dernièrement ? » « Qui veille sur quoi ? » il est également possible de faire des recherche sur Scoop.it par exemple puisque ça semble l’outil à la mode (même si leur moteur est tout pourri ou alors je n’ai pas tout compris). Tout ce « Who’s who » il s’est construit dans ma tête, c’est un très bon exercice pour l’entretenir jusqu’à un certain point. On pourrait également imaginer une mind map de sites avec des domaines particuliers. Je n’abandonne pas non plus le bon vieux moteur de recherche pour aider sa mémoire à retrouver l’info quand on n’a pas stocké ou mal ou qu’on ne retrouve plus. Des fois aussi soyons honnêtes, il est plus rapide de retrouver une info avec « l’ami google » que dans ses propres signets ou que dans le moteur de recherche d’un site ou d’un blog (triste à dire). Mais bon passons au stockage de l’info parce que quand même il faut alléger ce pauvre cerveau et que c’est une étape essentielle de ma veille : stocker pour réinvestir plus tard les infos.

Comment classer l’info ? (ma méthode n’est pas parfaite)

Pour stocker je stocke, j’ai beaucoup stocké de liens 8537 précisément sur l’outil Diigo de (social)bookmarking. (Ouf, même si je stocke de moins en moins davantage en sélectionnant de plus en plus) Pour ceux qui ne connaissent pas Diigo, c’est une sorte d’immense favoris en ligne (dans le cloud comme « ils » disent) pour gérer ses signets. Social parce que l’on peut aussi suivre des gens dessus (à la manière de Twitter ou de bien d’autres outils actuels).

Alors comment je gère ? heu… Je fais ce que je peux. Je tague parfois, au moins pour les thématiques des dossiers de Thot Cursus puisque on utilise Diigo comme outil de veille collaborative (voir pourquoi Diigo dans cet article de 2010). Ce tague spécifique donne au moins un repère hebdomadaire sinon dans mes liens tout serait lié, tout est éducation, tout est tice, tout est outil alors comment s’y retrouver, éternelle question…
Je réajuste parfois des tagues quand je retombe sur des liens intéressants, c’est un peu le bazar le peuple qui tague, le peuple c’est moi :)(Folksonomie) En plus mes tagues évoluent, ceci dit il est très simple d’en remplacer un par un autre par la suite. Au début, je prenais le temps de reclasser mon Diigo chaque semaine mais bon de ce côté je me suis laissée submerger. Et peut-être qu’à un moment, il vaut mieux reprendre les signets à zéro (quand on change d’outil ou de métiers par ex) parce que je n’ose pas imaginer l’état de mes signets dans plusieurs années mais peut-être que toute cette façon de faire aura changer d’ici là. Je vois déjà parmi mes followers ou des blogs les internautes changent d’outils : de Diigo ils passent sur Evernote par exemple pour un usage plus mobile et ainsi de suite.

Pour en revenir à Diigo quand même petit bémol mais pas des moindres, j’aime beaucoup cet outil mais il a tendance a beaucoup ramé ses derniers temps surtout les lundi matin de ce côté là de l’Atlantique. Et quand les serveurs rament, on ne peut juste plus du tout accéder à tous ses signets et là tu ne peux juste plus travailler quand tu as basé toute ta méthode avec, un gros inconvénient des outils dans le cloud qui peuvent disparaître du jour au lendemain, conseil ne jamais être accroc à un outil et regarder toujours d’un oeil les alternatives à un outil au cas où, sinon tu pleures.

La veille c’est aussi une question de temps que l’on peut y consacrer dans son emploi du temps. L’important de garder en tête est comment on peut réinvestir tous ces liens car stocker pour stocker ne sert à rien si on ne retourne pas relire ce qu’on a mis de côté, si on ne l’utilise pas par la suite (bien sûr, on ne pourra jamais tout réutiliser) pour s’approprier le contenu de l’info.